A l'origine et à la fin de ce drame, il y a l'insouciance d'une jeune adolescente. Entre les deux, un enchaînement de circonstances.
Considérés indépendament les uns des autres, ces événements paraissent anodins ; reprises dans l'ordre, ces petites négligences successives sont terrifiantes.
Les parents de Charlotte feront ce qu'il faudra faire en justice. Pas pour réclamer des têtes, pas pour rajouter de la peine à la peine, mais pour établir une vérité qui leur permette un travail de deuil, et que la mort ne s'invite plus là où les enfants jouent.
Charlotte,
12 ans de bonheur, de joie de vivre et de sourires, tu mettais le bonheur dans notre maison. Trois mots pour te décrire : spontanée, franche, et un grand cœur. Ambitieuse dans le bon sens du terme, tu avais la tête pleine de projets.
Nous avons trouvé ce que tu as fait sur le mur de ta chambre, et nous l'avons reçu comme un message que tu aurais voulu nous laisser. Tu nous réconfortes ainsi, tu nous fais savoir que nous étions une famille formidable à tes yeux. Tu es venue nous sortir du noir pour nous dire que tu seras toujours là. Nous ne pouvons plus te voir mais nous te sentons au près de nous
A toi toute seule tu remplissais tout notre espace. Ce que nous espérons, c'est de t'avoir donné toute la joie que tu espérais.
La vie n'était qu'un jeu pour toi - comment aurais-tu pu partir autrement qu'en jouant ? A toutes nos demandes tu répondais invariablement " oui oui " avec insouciance et joie de vivre. Il n'y a pas une photo de toi où tu ne souris pas, ton sourire illuminait tout, et nous, nous ne pouvions rien te refuser.
Normalement ce sont les parents qui veillent sur leurs enfants. Maintenant c'est un peu toi qui veilles sur nous. Tu dis que tu seras là, nous savons que tu es toujours là, le son de ta voix résonne dans nos têtes… même si nous ne te voyons plus, tu es là.
Maman & Papa
Charlotte Michiels, 5/11/1993 - 6/07/2006
Le matin du 6 juillet 2006, les parents Michiels confient Charlotte à la plaine de jeux. Ils ne la reverront plus vivante. L'accident : un goal de football non sécurisé, provisoire depuis des années, à peine posé sur la prairie mais réellement lourd, est tombé sur elle et lui a brisé la nuque.